Les professionnels de la relation d’aide sont soumis à des règles éthiques strictes dans leur pratique. Les patients, des personnes en difficulté, sont vulnérables. Il est notamment nécessaire de veiller à respecter identité des patients, confidentialité des échanges, attitude neutre du thérapeute, non-jugeante, non-directive et bienveillante. Même si la plupart des praticiens sont de bonne foi, le danger sectaire chez de « faux praticiens » n’est pas négligeable, du fait de la position du psy-praticien. En effet, « le domaine de la psychothérapie est un terreau propice aux dérives sectaires », car entre le patient et le thérapeute se noue une relation particulière, que les psychanalystes nomment transfert, qui fait que le patient peut développer des sentiments extrêmement forts (d’amour, de haine, de soumission, etc..) envers son thérapeute. Il est alors indispensable que ce dernier ait une formation et une éthique rigoureuses pour éviter que ne se mette en place une relation d’emprise, comme on peut l’observer avec les gourous. Un certain nombre de conseils peuvent être donnés à qui souhaite entreprendre une psychothérapie :

  • la psychothérapie doit résulter d’un contrat oral et/ou écrit qui repose en principe sur le volontariat du patient et du thérapeute (exception dans les milieux pénitentiaires) ;
  • le thérapeute doit être formé dans un courant psychothérapeutique et doit pouvoir l’expliquer au patient ;
  • il doit préciser la technique qu’il va employer, ses modalités de mise en œuvre, ses limites, la théorie qu’il utilise, le coût du traitement, les modalités de paiement…
  • le but du traitement est le soulagement des souffrances psychiques, l’accès à une plus grande liberté individuelle et le renforcement de l’autonomie ;
  • un(e) thérapeute ne cherchera pas à opposer un patient à sa famille et à son milieu culturel ;
  • la psychothérapie peut beaucoup améliorer le cours de maladies du corps mais elle ne remplace pas les traitements médicaux.
  • la psychothérapie doit être faite en concertation avec le médecin traitant;
  • le thérapeute ne peut exiger l’arrêt d’un traitement médical unilatéralement, il doit aussi se refuser à donner un avis médical (traitement, diagnostic, …).

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